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Une fois de plus les organisateurs de la foire aux vins, de Colmar ont mis en place une série de concert dans le théâtre de plein air, et comme de coutume, il y en a pour tous les goûts, c'est-à-dire qu’il y a soit du métal soit du hard rock.
Oui parce que généralement celui qui annonce « il y en aura pour tout le monde » ben généralement les poilus ne font pas partis de « tout le monde » :o))))
Rendons donc hommage à ceux qui savent proposer un large panel de style musical.
Cette année, gros bordel en arrivant sur Colmar, avec les pluies récentes, et celles qui s’annoncent, les habituels parking en plein champs sont fermés, on peut aisément le comprendre, s’il faut des tracteurs pour sortir les bagnoles après, ça va râler.
Bon, ça râle quand même parce que du coup pas moyen de se garer, sauf pour un Guardian bien sur :o)))
Donc on jette la charrette le long de la caserne du 152 RI.
Et hop direction le théâtre de plein air, en zappant royalement les merveilleuses expositions diverses et variées, et surtout remplies de vin blancs de chez nous :o))
Hop les gradins sont pleins, la fosse bien fournie, mais il y reste de la place, et se positionne gentiment à l’avant sur la gauche de la scène.
Petite attente pendant laquelle on croise toujours les mêmes têtes :o))
Les anciens se sont donnés rencart :o))
Uriah Heep ne se fait pas trop attendre et les vieux de la vieille montent sur scène sous un tonnerre d’applaudissement.
Alors, d’abord c’est absolument hallucinant, les Heep ne font pas leur age, évidement les ventres poussent :o)) les visages ne plus ceux de jeunes furieux, mais leur attitude sur scène est renversante. Un Bernie Shaw qui arpente la scène de long en large, arborant un sourire et un plaisir de chanter qui irradie le public. Mick Box totalement dans son trip, qui allonge des solos de hard psyché et enchaînant sur les riffs de légendes.
Un Lee Kerslake immense, certes plutôt gros :o) mais d’un tonus à la batterie qui ferait palir les plus jeunes. Trevor Bolder qui headbangue :o)) et Phil Lanzon qui s’excite sur ses claviers.
Ce concert commence, se poursuit et se termine en un rien de temps, mais c’est un pur bonheur. Le public rassemble jeunes et plus anciens, osmose parfaite autour des légendes du hard rock, les plus jeunes découvre un groupe mythique, les plus anciens redécouvre les reflex d’antan, point levés, hurlant à plein poumons les refrains.
C’est le paradis, y’a vraiment que le hard rock qui sait créer une telle atmosphère de respect entre les générations.
Malheureusement sur le premier titre, le son est très mal réglé et on n’entend pratiquement pas le chant, pendant le solo de guitare, Shaw se dirige directement derrière la console, et fait ses propres réglages.
Il y retourne au second titre, et au troisième, à chaque fois le chant est mieux desservi, et c’est seulement au quatrième morceau qu’on entend vraiment bien le chant, enfin.
Les puristes trouveront que le chant de Shaw est loin de valoir celui de Byron, mais franchement je trouve celui de Shaw parfait, plus rock, plus puissant, bien sur il n’a pas ce coté psyché de Byron.
Et plus on avance dans le concert, plus les réactions du public se font entendre, les gens apprécient, même ceux, nombreux, qui ne connaissent rien au hard rock, mais venus plus par reflex qu’autre chose, c’est la sortie du samedi à Colmar :o)))
Il y a bien quelques regards en biais quand je passe dans les rangs, avec mes poils, mon t-shirt et ma dégaine, mais après le concert, les regards en biais se transforme en sourire, comme s’il avait fallu avoir ce concert et cette ambiance pour que les gens nous acceptent.
Enfin, je ne me fais pas d’illusion, une fois sorti de la salle, je retrouverais mon étiquette de sauvage inculte :o))))
Mais bon, pendant que je rêvasse Uriah Heep assène ses coups, passant d’un July Morning fantabuleux, à un Easy Livin dévastateur. Sur ce un Lady in Black que Heep fait durer et durer, tant que le public chante.
Sans oublier les passages plus « space » avec des solos claviers et guitares venus tout droit des 70’.
La fin de concert est un déchirement, ce fut tellement royal que lorsque Uriah Heep se présente devant nous pour le salut c’est une ovation. D’ailleur ils n’en finissent pas de saluer, et de saluer. Quel dommage qu’il faille attendre 15 ou 20 ans pour les voir enfin sur terre française.
Tentative de play list, dans le désordre et en oubliant sûrement un ou deux titres :o))
Fantasy - Stealin - Rainbow demon - Wizard - Look at yourself - Lady in black - Gypsy - July morning - Solo batterie - Easy living
Après un fantastique concert de hard rock, l’heure est venue pour un concert plus calme.
Barclay James Harvest prend son temps pour équiper la scène, deux batteries, rien que ça.
Et je pris déjà pour avoir de bons vieux titres, vu que ça doit faire dix ans que je n’ai rien acheter d’eux :o)))
D’emblé, les BJH alignent des titres ultra progressifs, merde, bon, là je fais mon déçue pas content, mais quel talent, faut avouer, techniquement ce sont de véritables monstres.
Malheureusement sur scène, le groupe est ultra statique, pas un pas de coté, ce soir c’est musique pour les neurones, et comme j’en ai qu’un seul, je préfère me retirer de la salle.
De toute façon, j’avais porté tout mes espoirs sur Uriah Heep, Barclay c’était éventuellement pour me remémorer les soirées fumettes dans la cave :o)))
Mais bon, les grands classiques mélodico baba cool ne sont pas sortis au premier quart d’heure, et je m’en vais voir si du coté des comptoirs une bouteille de vin blanc serait libre :o)))) avec modération bien sur :o)))
Bref Uriah Heep a été fantastique, comme à chaque fois, les bases du heavy métal, les légendes du hard rock, quel pied de voir des anciens sur scène, c’est…….magique.